Le blog de Sleemane
Ce blog s'intéresse à l'actualité dans le monde entier avec une préférence pour la littérature, la philosophie, l'art dans toutes ses ramifications et aux livres.
mercredi 15 décembre 2010
Un jour parmi d'autres...
dimanche 12 décembre 2010
Affaire de mots
Les mots sautillent devant mes yeux comme des petites filles. Réchauffés par le soleil qui traverse les vitres du train de banlieue, ils accentuent leurs mouvements et se mettent à danser. Au rythme de l'acier qui chauffe en chantant, ils se mettent à composer des phrases. C'est la marche triomphante des mots.Seulement, ils ne sont pas là devant mes yeux par enchantement ou par une quelconque magie. Les mots font du racolage et se foutent comme des dieux de l'ordre public. S'ils sont là c'est parce qu'ils désirent fiévreusement être couchés sur quelque papier soit-il celui dans lequel on se soulage le nez. C'est une question de phéromone et d'attirance, enfin un acte d'amour. Les putes et les mots se ressemblent beaucoup à mes yeux. Lorsqu'elles se mettent à draguer, les filles, mettent les plus belles fringues et font appel à leur sourire de jeunes innocentes et sans défense. Les mots, eux, hurlent de beauté à vous rendre sourds. Etant donné que j'ai sous loué l'étage inférieur de mon âme au vice et à ses acolytes, je cède facilement à la beauté et au racolage savamment orchestré. Je mets,donc, le clignotant à droite et m’arrête pour cueillir les mots aux corps divins. La beauté pose souvent des problèmes. Elle a toujours dans ses valises un peu d'arrogance, un peu de la mule têtue et enfin tout l'attirail qui cause des ennuis sur la voie publique. Lorsque les mots se rendent compte qu'ils ont de l'influence sur quelqu'un ce dernier ne jouira jamais plus du silence.C'est une lourde machine qui une fois ébranlée ne cessera de produire du vocabulaire, de la grammaire et de la conjugaison que par la mort. L'usure des pièces ne l’arrêtera point, grincera-t-elle ? l'age viendra la graisser !
jeudi 24 juin 2010
Le temps
Les hommes, sans le savoir, ressemblent à des tas de planches de bois plantées dans un décor absurde et irréel formant une cabane. Ils passent leurs vies à subir stoïquement comme des ascètes la pluie, le froid, le feu du soleil, le vent…. sous les yeux du temps, malin et invisible spectateur qui s’amuse de leurs petits jeux futiles et éphémères.
mercredi 23 juin 2010
Sans titre
Noir et blanc

Photo de Dave Rubin
La nuit se répand avec violence sur ses jours …De grossières taches noires se mettent à dessiner , en toute liberté, ça et là sur sa toile des motifs inintelligibles …Tel un buvard tout neuf il boit jusqu'à la lie l’encre des jours qu’il n’a jamais choisis. Parfois il éprouve le sentiment que seul un grand plongeon dans le vide pourrait le laver de ce sang qui le noircit .



